Coupe de France (8e tour). Challans a un président passionné, Roland Rocher 

Il arrive encore à compter les années passées dans le foot à Challans. "41", lance-t-il dans un sourire. Roland Rocher en a 49 aujourd’hui, dirige deux agences immobilières, dans la ville et à Commequiers, et énumère son passé dans le sport de sa commune : "Joueur dès l’âge de 8 ans au Sporting Club Challandais qui a fusionné avec le Football Athéltic Club Challans en 2000. J’ai joué dans toutes les catégories avant de devenir dirigeant de l’équipe D, puis C pendant 15 ans. J’étais vice-président du SCC, puis du FC Challans. On préparait la succession de Denis Rousseau, j’étais le seul candidat déclaré." Et voilà ce passionné du foot, mais aussi et surtout des gens, lancé dans l’aventure footballistique. "Ce club, c’est ma deuxième famille, forcément. Je ne fais que poursuivre le travail des dirigeants passés : le club est déjà sur les bons rails. Notamment dans son esprit et sa philosophie." On touche là à ce qui anime Roland Rocher, benjamin d’une fratrie de 6 garçons, "quasi tous footballeurs, dont un m’avait offert la tenue de l’AS Saint-Etienne en 1976" : le foot, c’est la vie. "Ce sport, et le sport en général, c’est notre école de la vie, le socle de notre éducation. Notre papa ne jouait pas au foot, mais il faisait du vélo. Il nous a inculqué le goût de l’effort. Et toutes les vertus du sport : tolérer, se battre, accepter les différences, se fondre dans un groupe et prendre des responsabilités." En somme, le président met du foot dans la vie des gens. Mais ne se soucierait-il pas, d’abord, à mettre davantage de vie dans le foot des joueurs ? Peut-être. Car sa mission relève de ce credo : "avant de faire de très bons joueurs de foot, on veut en faire de vrais bons mecs. Intelligents, respectueux, travailleurs. Parfois, pour certains, on se substitue à leurs familles, ça n’est donc pas rien. Nous sommes très à cheval sur la politesse, le savoir-vivre. S’ils réussissent leurs vies d’hommes grâce au foot, on aura gagné. C’est notre culture profonde, il ne faut surtout pas la perdre." Bastien Giraudet est l'un des purs Challandais du groupe. | Fabrice Delène Alors, le FC Challans bâtit encore et encore. "Avec le Programme Educatif Fédéral, mis en place par la FFF et mené par Lucas Dublillot, joueur de l’équipe 2, on prend, pendant les séances, des temps pour aborder tous les aspects liés au football : la nutrition, l’hydratation, le volet écologique notamment autour de l’eau, comment se soigner, dormir. Une démarche citoyenne." Et éducative. "Depuis 10 ans, le FCC est pôle régional d’excellence. En lien avec le collège Milcendeau de Challans par sa Section Sportive Scolaire Labellisée : les élèves ont des entraînements supplémentaires avec Philippe Guégan, le directeur technique." Et ça marche ! Challans est en tête de son groupe de N3. "La montée en N2, on y pense et on ne la refusera pas, mais elle se prépare. Le championnat est long et difficile. L’état d’esprit est super et une accession serait un bonheur, mais on ne va pas mettre en péril les 510 licenciés du club pour 20 mecs." En attendant le dénouement du championnat le 25 mai, il y a aussi la Coupe de France. Parenthèse enchantée. Pour la troisième fois de son histoire, Challans est au 8e tour. "C’est génial, clame le président. Cette épreuve est fédératrice surtout. Elle crée de l’envie, de l’ambiance. Au sein du groupe, mais aussi tout autour." Surtout quand, cette fois pour la première fois, l’équipe fanion affronte un effectif professionnel. "Nous n’avons rien à perdre. Ce match, ce n’est que du plaisir, il est passionnant à jouer." Quand bien même l’écart entre le premier niveau national et l’antichambre de l’élite est énorme ? "Si on va aller en 32e ? Vous rigolez ou quoi ? Bien sûr que oui !" On pense que Roland Rocher rigole lui aussi. Mais pas sûr… Challans - Niort, dimanche à 15h au stade Jean-Leveillé. | DR Retrouvez notre page spéciale sur la présentation du match dans le cahier sports de Dimanche Ouest France.  Puis la page spéciale sur le compte-rendu de la rencontre dans le cahier Sports Ouest lundi 10 décembre. 

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