Saturday, December 1, 2018

économie

Sommet de l'économie: l'intelligence artificielle est-elle avec ou contre l'homme? 

L'intelligence artificielle IA est-elle le diable ou une manifestation de la Providence ? Invités au Sommet de l'économie organisé par Challenges pour débattre autour de cette question qui brasse l'avenir des entreprises mais aussi et surtout des sociétés et des individus dans et hors de nos frontières, le publicitaire Jacques Séguéla et le chirurgien et patron de DNAVision Laurent Alexandre opposent leurs regards. Pour Jacques Séguéla, le rôle de l’homme doit demeurer une boussole. « Tech sans affect n’est que ruine de l’âme », lance le publicitaire dans le sillage de Rabelais « Science sans conscience… ». Le rôle de la société lui parait clair : « Remettre de l’humanité, de l’esprit pour que cette robotisation du monde ne nous transforme pas en robots ». Car l’intelligence artificielle fait certes des miracles en médecine, que Jacques Séguéla énumère, mais « une équipe de Stanford » a mis au point un procédé qui permet de savoir sur une simple photo « si vous êtes homosexuel ou pas », assure Séguéla. « Je ne veux pas de cette IA là. Je veux le Bon Dieu, pas le Diable », dit-il. Soit le meilleur et non le pire. Mal nécessaire Chez Laurent Alexandre, l’IA semble s’apparenter parfois au mal nécessaire. Elle entraîne un changement civilisationnel, rien de moins, auquel « nous ne sommes pas prêts ». Il voit dans la crise des Gilets jaunes « la première crise politique de l’IA », une révolte des laissés pour compte de cette révolution. Certes l’IA permet de progresser dans la guérison du cancer, mais « elle élargit l’écart entre les plus et les moins doués de nos contemporains, et elle écrabouille les classes moyennes, constate Alexandre. Les écarts ne font qu’augmenter. La révolution de l’IA est d’abord une révolution politique, martèle-t-il. On n’a vu que l’aspect technologique et pas l’aspect sociétal ou politique ». Il souligne « le gap entre les gens préparés à cette révolution de l’IA « qui vivent dans une cage d’or » et ceux « qui n’ont pas d’autres choix que d’aller squatter les ronds-points ». Jusqu’où se creusera ce gap ? Laurent Alexandre cite un éditorialiste du New York Times qui demandait récemment si les élites allaient oui ou non tirer sur les inutiles ! Brutal, quand 20 à 25% des gamins en France ne savent pas surfer sur le web. Surtout, pour Alexandre, notre discours sur les grands méchants Gafa est un discours enfantin. Inutile de tergiverser, ils ont gagné. La cyber-sécurité de l’Europe sera apportée par les Gafa. On ne créera pas leurs concurrents, la place est prise. Pour lui, « les carottes sont cuites ». « Inutile de leur cracher à la gueule, nous allons en avoir besoin. Il faudra faire une alliance avec les USA et les Gafa pour éviter que la Chine devienne la première puissance mondiale grâce à l’IA », lance Laurent Alexandre. Lorsque Jacques Séguéla rappelle qu’il faut croire à l’homme, considère qu’Elon Musk, le patron de Tesla, « ferait mieux de rembourser ses dettes » plutôt que d’inventer des machines folles, lorsqu’il rappelle que les Gafa pèsent aujourd’hui le PIB de la France, que ces entreprises géantes « volent » les peuples et « sont en train de tuer la démocratie », Laurent Alexandre réplique d’une phrase : «  Continuons comme cela et nos enfants auront chinois en première langue et français comme langue régionale ». » LIRE AUSSI - EN DIRECT  Sommet de l'économie : le numérique facteur de croissance ou de stress?

L'économie française montrait d'encourageants signes de reprises... en octobre 

Si le mouvement des gilets jaunes aura probablement un impact sur l'économie française, cette dernière semblait reprendre des couleurs depuis quelques semaines. Deux indicateurs clés montraient en effet pour le mois d'octobre une reprise encourageante: le déficit commercial et la production industrielle. Le déficit commercial d'abord. Il s'est réduit en octobre de 1,4 milliard d'euros pour tomber à 4,1 milliards d'euros, dans un volume d'échanges en augmentation, ont rapporté vendredi les douanes. Dans le détail, les exportations se sont amplifiées de 2,5 milliards d'euros, tirées par les livraisons d'avions, de bateaux et la pharmacie, tandis que les importations n'ont progressé que de 1,2 milliard d'euros. "Le solde commercial s'améliore considérablement pour les produits de l'industrie aéronautique du fait de ventes très élevées et d'une stagnation des achats", ont constaté les douanes, qui ont aussi enregistré un "pic de livraisons pour les paquebots, bateaux de croisière et navires similaires". Géographiquement, "la balance commerciale s'améliore considérablement vis-à-vis de l'Amérique", continent avec lequel les échanges sont excédentaires, notamment aux Etats-Unis. La production manufacturière s'est aussi redressée Enfin, la production industrielle de la France est repartie en nette hausse en octobre après son fléchissement de septembre, rebondissant de 1,2%, grâce à un redémarrage dans la quasi-totalité des secteurs, selon les données publiées vendredi par l'Insee. Ce rebond de la production industrielle en octobre fait suite à un recul révisé à 1,6% en septembre contre -1,8% en première estimation. Il s'avère nettement supérieur aux attentes des économistes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur +0,7%. La seule production manufacturière hors énergie s'est elle aussi redressée en octobre, s'inscrivant en hausse de 1,4% après sa contraction de septembre, dont l'ampleur a également été révisée, à -1,9%, contre -2,1% estimé initialement.  Le redressement d'octobre risque cependant de ne pas se poursuivre en novembre, mois notamment marqué par la mobilisation des "Gilets jaunes" dont les actions de blocage ont pu entraîner des problèmes d'approvisionnement pour certains secteurs, ainsi que par une semaine de grève dans certaines raffineries du groupe Total. 

Afrique du Sud : l'économie sort la tête de l'eau 

La Tribune, publié le vendredi 07 décembre 2018 à 15h36 D'après les données de l'Institut national sud-africain de la statistique, l'économie sud-africaine a enregistré une croissance de 2,2% au troisième trimestre de cette année. L'institution a annoncé la sortie officiellement du pays de la récession économique. Une bonne nouvelle pour le gouvernement qui a promis une relance économique. Les investisseurs en Afrique du Sud peuvent enfin sourire. Le pays est sorti officiellement de la récession économique. D'après l'Institut national sud-africain de la statistique StatsSA qui l'a proclamé, au troisième trimestre de l'année en cours, l'Afrique du Sud a enregistré une croissance économique de 2,2% contre un recul de 2,6% enregistré au premier trimestre et de 0,7% au deuxième trimestre. Selon le StatsSA, cet important rebond … Lire la suite sur La Tribune

Sommet de l'économie: il existe un malaise autour de la révolution numérique 

La révolution numérique nous apporte-t-elle plus de bénéfices que de pertes ? Est-elle un facteur de croissance ou de stress ?  Telle est la question à laquelle étaient invités à répondre Isabelle Falque-Pierrotin, présidente de la Cnil, Pierre-André de Chalendar, PDG de Saint Gobain et l'économiste Philippe Aghion, au 5ème Sommet de l'économie. Pour y parvenir, il faut faire la distinction entre les particuliers et l'entreprise. Dans l'entreprise, la révolution digitale apparaît globalement comme un facteur positif, capable de fournir des gains de productivité substantiels. Pas seulement dans les usines, mais aussi dans les bureaux. "Certes, cela peut être un facteur d'inquiétude qui nécessite beaucoup de formation, reconnaît Pierre-André de Chalendar, mais c'est surtout un levier de croissance et de productivité. Le numérique transforme la relation avec les clients avec, par exemple, la maquette numérique commune aux architectes, ingénieurs et industriels, qui travaillent désormais sur un même logiciel. De même, dans les usines, cela permet d'avoir une meilleure prévision des rendements. Enfin, cela conduit à des organisations moins hiérarchiques mais plus collaboratives." Le changement technologique doit être encadré par les institutions De son côté, Philippe Aghion constate que l'intelligence artificielle comme la robotisation permet de remplacer des tâches répétitives, voire de produire des idées, et cela de façon reproductible et illimitée. Pourtant, cette révolution semble avoir un impact négatif sur la croissance aux Etats-Unis depuis 2005, alors que des firmes comme Walmart n'ont pas accès aux données des Gafa pour transformer leur organisation, s'adapter à la concurrence. La situation monopolistique des nouveaux acteurs du numérique peut donc s'avérer très dangereuse. Et, comme autrefois avec ATT dans les télécoms aux Etats-Unis, la question de réduire leur position dominante se pose. "Il faut accompagner le changement technologique avec un changement institutionnel pour qu'il n'y ait pas d'effet de découragement", estime l'économiste qui appelle à une actualisation des politiques de concurrence. L'Etat doit mieux accompagner ceux dont les emplois sont détruits Cependant, les nouveaux géants du digital sont assez insaisissables juridiquement et les Etats-Unis considèrent que leur expansion participe à la suprématie du pays, rappelle Pierre-André de Chalendar. Du côté des particuliers, le constat est tout aussi nuancé. La transformation numérique est à la fois source de bénéfices mais aussi de stress. Certes, la robotisation détruit des emplois mais l'intelligence artificielle en crée d'autres, rappellent les débatteurs. Le problème : il ne s'agit pas des mêmes personnes, d'où le sentiment d'abandon de certains, qui s'exprime partout dans le monde. "Il faut une réallocation des anciennes tâches vers les nouvelles avec un accompagnement de l'Etat, comme le permet la flexisécurité. Sinon, tout cela crée du populisme et du malheur", met en garde Philippe Aghion. La protection des données n'empêche par l'innovation et le progrès Isabelle Falque-Pierrotin, très impliquée dans le règlement général sur la protection des données dit RGPD, reconnaît qu'il existe une crise de confiance face aux gigantesques bases de données utilisées de façon extensive. "On laisse très peu de contrôle aux gens qui pensent que tout cela se fait sans eux, cela suscite des craintes, analyse-t-elle. On sent bien qu'il y a un malaise. Même Tim Cook, le PDG d'Apple, le dit. Car certaines entreprises s'émancipent de toute forme de contrôle." Et d'expliquer que la bonne réponse, c'est précisément la protection des données voulue par l'Europe, qui permet de concilier innovation et sérénité. La sécurité informatique des entreprises pose problème Enfin, tous les invités de Challenges en conviennent, le numérique peut être facteur de stress quand il est utilisé comme une arme destructrice. Saint-Gobain en sait quelque chose puisque l'entreprise a été victime de la cyberguerre que se livrent la Russie et l'Ukraine avec une attaque de son réseau informatique qui l'a laissé "en carafe" pendant une semaine. Isabelle Falque-Pierrotin tire la sonnette d'alarme. "Il existe un déficit global d'une culture de la sécurité dans les entreprises, dit-elle. On lance 400 contrôles par an auprès d'elles par an et 80 % présentent des défaillances."  Et révéler que la Cnil reçoit quotidiennement 7 notifications de failles. "Ce qui est bien en deçà de la réalité", ajoute-t-elle. Plutôt inquiétant, en effet. » LIRE AUSSI - EN DIRECT  Sommet de l'économie : le numérique facteur de croissance ou de stress?

Ralentissement modéré pour l'économie US en 2019 

Les prévisions d'ING font ressortir une croissance de 2,4% pour l'économie américaine l'an prochain après une progression de 2,9% cette année. "On commence à voir de petits signes de ralentissement, notamment sur les nouvelles commandes. Cela dit, on reste à des niveaux historiquement élevés", a indiqué Julien Manceaux, économiste chez ING, lors d'un point presse. Il estime que la Fed devrait procéder le 18 décembre à sa neuvième hausse de taux depuis le début de son resserrement monétaire enclenché fin 2015, avant trois nouvelles hausses attendues en 2019. Le marché a pour sa part largement réduit ses anticipations de hausse de taux l'an prochain, ne tablant plus que sur un seul relèvement en 2019. Ce mouvement récent a été alimenté par les craintes d'une récession prochaine de l'économie des Etats-Unis, alimentées par de premiers signes d'inversion de la courbe des taux, et le changement de ton de plusieurs responsables de la Fed. La publication, vendredi, de chiffres inférieurs aux attentes pour les créations de postes et la hausse du salaire horaire moyen mensuels a encore nourri ces anticipations. "Une hausse des taux en mars puis en juin reste très probable", estime toutefois Julien Manceaux. "La mise en place d'une conférence de presse à l'issue de chaque réunion du FOMC et un abandon de la 'forward guidance' devrait rendre la Fed nettement plus libre", ajoute-t-il. "On pourrait avoir par exemple des hausses moins importantes mais plus fréquentes". POUSSÉE INFLATIONNISTE Pour Julien Manceaux, la Fed sera obligée de réagir face à l'accélération de l'inflation sous-jacente qui devrait atteindre son niveau le plus élevé depuis 2007. "Contrairement à l'Europe, les entreprises ont la capacité de faire passer dans leurs prix la hausse des coûts des matières premières liée aux tarifs douaniers", indique l'économiste. Pour 2020, ING table sur une croissance de l'économie des Etats-Unis de 1,9%, une prévision qui inclut l'hypothèse d'une prolongation des mesures fiscales mises en oeuvre depuis 2017. "En bout de cycle, tout dépendra de la capacité du gouvernement à pouvoir faire de la relance", indique Julien Manceaux. Les démocrates ont obtenu début novembre à l'issue des élections de mi-mandat la majorité à la Chambre des représentants, ce qui est susceptible de déboucher sur un blocage politique avant l'élection présidentielle de 2020. Dans la zone euro, la prévision de croissance est de 1,4% pour 2019 après ,9% cette année. "Nous sommes prudemment optimiste pour 2019 après le ralentissement évident en 2018", dit Julien Manceaux. "Ce n'est pas la fin du cycle économique; on aura un retour vers le niveau de croissance potentielle". Mais la faiblesse des pressions inflationnistes devrait pousser la Banque centrale européenne BCE à la prudence en dépit de sa volonté de se reconstituer des marges de manoeuvre face à la fin prochaine du cycle économique. "L'arrêt de achats d'actifs dès le mois de janvier sera annoncé la semaine prochaine", estime Julien Manceaux. "Mais il n'y aura pas de hausse de taux, qui devrait porter sur le taux de facilité des dépôts, avant le dernier trimestre de 2019". Blandine Hénault, édité par Marc Joanny

Agenda Bourse et économie du 10 au 14 décembre 

LUNDI 10 DECEMBRE ÉCONOMIE Japon– Croissance du PIB au troisième trimestre 0 h 50.– Balance courante du mois d’octobre 0 h 50.Allemagne. Excédent courant en octobre 8 heures.France– Sentiment des affaires de novembre 8 h 30.Royaume-Uni– Production industrielle d’octobre 10 h 30.– Chômage du mois de novembre 10 h 30.– Balance commerciale et production industrielle d’octobre 10 h 30. SOCIÉTÉS PUBLICATIONS Air France-KLM. Trafic en novembre.Catana. Résultats annuels après Bourse. CONVOCATION D’ASSEMBLÉE Global Ecopower. AGM à 11 heures, rue de la Carrière-de-Bachasson, 13590 Meyreuil. MARDI 11 DECEMBRE ÉCONOMIE Japon.- Evolution des agrégats monétaires en novembre 0 h 50.- Commandes de machines-outils d’octobre 7 heures.France. Emplois salariés au troisième trimestre 7 h 30.Royaume-Uni. Vote au Parlement sur l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.Allemagne. Indice ZEW du climat économique tel qu’il est perçu par les analystes financiers et les investisseurs en décembre 11 heures.Zone euro. Indice ZEW du climat économique de décembre 11 heures.Etats-Unis– Prix à la production en novembre 14 h 30.– Le directeur général de Google auditionné par la commission des affaires judiciaires de la Chambre des représentants. SOCIÉTÉS PUBLICATIONS Capelli. Résultats du premier semestre 2018-2019pagnie des Alpes. Résultats annuels 2017-2018. MERCREDI 12 DECEMBRE ÉCONOMIE Japon– Orientation des prix à la production en novembre 0 h 50.– Commandes de machines du mois d’octobre 0 h 50.Opep. Rapport mensuel.Parlement européen. Vote sur le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Japon.Zone euro.- Production industrielle d’octobre 11 heures.- Emploi du troisième trimestre 2018 11 heures.Etats-Unis– Inflation et revenus réels en novembre 14 h 30.– Stocks hebdomadaires de pétrole, publiés par le département de l’Energie 16 h 30.– Situation budgétaire de novembre 20 heures.Brésil. Décision de politique monétaire 21 heures. SOCIÉTÉS PUBLICATIONS Aéroports de Paris. Trafic en novembre.Groupe Partouche. Chiffre d’affaires annuel après Bourse. INTERNATIONALE Oracle. Résultats du deuxième trimestre. CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES Maurel & Prom. AGE à 10 h 45, 8, place Saint-Augustin, 75008 Paris. JEUDI 13 DECEMBRE ÉCONOMIE Conseil européen. Première journée jusqu’au 14.Zone euro. Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne BCE ; communiqué de politique monétaire à 13 h 45, conférence de presse à 14 h 30.Allemagne. Inflation de novembre 8 heures.France. Inflation de novembre 8 h 45.Etats-Unis– Nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine qui s’est achevée le 8 décembre 14 h 30.– Prix du commerce extérieur de novembre 14 h 30. SOCIÉTÉS PUBLICATIONS Abeo. Résultats du premier semestre 2018-2019.Innelec Multimedia. Résultats du premier semestre 2018-2019.Plastic Omnium. Journée investisseurs. INTERNATIONALES Adobe. Résultats du quatrième trimestre.Costco Wholesale. Résultats du premier trimestre.Metro. Résultats du troisième trimestre. CONVOCATIONS D’ASSEMBLÉES Claranova. AGM à 10 heures, 89-91, boulevard National, 92250 La Garenne-Colombes.DBT. AGM à 10 heures, parc Horizon, 62117 Brebières.Delta Drone. AGE à 17 heures, 8, chemin du Jubin,69570 Dardilly. VENDREDI 14 DECEMBRE ÉCONOMIE Japon– Enquête Tankan de la Banque du Japon du quatrième trimestre 0 h 50.– Indice PMI Nikkei instantané des directeurs des achats du secteur manufacturier de décembre 1 h 30.– Production industrielle au mois d’octobre 5 h 30.Chine. Ventes au détail et production industrielle de novembre 3 heures.Zone euro– Nouvelles immatriculations de véhicules en novembre 8 heures.– Indice PMI Markit instantané des directeurs des achats des secteurs manufacturier et non manufacturier en décembre 9 h 30.– Indice du coût de la main-d’œuvre du troisième trimestre 11 heures.France. Créations d’entreprises en novembre 8 h 45.Etats-Unis– Ventes au détail en novembre 14 h 30.– Production industrielle en novembre 15 h 15.– Stocks des entreprises au mois d’octobre 16 heures.– Indices PMI Markit des directeurs des achats des secteurs manufacturier et non manufacturier en décembre 15 h 45. SOCIÉTÉS PUBLICATION Itesoft. AGO à 14 h 30, parc d’Andron, Le Séquoïa, 30470 Aimargues.

Économie : l'inquiétude monte 

Opérations escargots, barrages filtrants ou pas, zones commerciales en état de siège, le mouvement des gilets jaunes, comme d'autres grands mouvements sociaux naguère, impacte fortement l'économie en général et, compte tenu de la période sensible, l'économie de Noël en particulier. Sans remettre en cause la légitimité des revendications, qu'ils partagent souvent, les commerçants expriment leur mécontentement sur le mode opératoire les barrages qui à peu près partout sur le territoire met à mal l'économie locale. La Fédération du commerce et de la distribution avance avant l'acte IV de samedi des pertes supérieures au milliard d'euros. En cause, les blocages sans doute mais également, la psychose des blocages, qui poussent le citoyen consommateur à reporter qui un achat, qui un déplacement professionnel ou de loisirs, qui une manifestation culturelle. Les consommateurs, quant à eux, développent des stratégies d'évitement. Enfin quand c'est possible. Car 62 % des Français avaient prévu de faire leurs achats entre début novembre et début décembre et 81 % de ceux qui font des cadeaux pensaient les acheter dans un magasin «physique». Encore faut-il pouvoir s'y rendre. D'où la crainte des commerçants traditionnels d'un transfert des achats de Noël vers internet. Mais là aussi, encore faut-il être livré en temps et en heure. Dans tous les cas de figure, les acteurs économiques qui ne mettent pas en cause la liberté de manifester demandent aux gilets jaunes et aux pouvoirs publics de garantir la liberté de circuler et de commercer. Les revendications des uns et des autres se rejoignent d'ailleurs souvent : rien de tel pour relancer l'économie qu'un «Grenelle social» des salaires et du pouvoir d'achat. Des pertes au-delà du milliard L'activité commerciale et les manifestations, aussi légitimes soient-elles, font rarement bon ménage. Surtout si le mode opératoire les blocages se prolongent dans le temps provoquant petit à petit l'engourdissement économique des zones concernées. C'est-à-dire, si l'on considère la carte des barrages, à peu près partout sur le territoire : «Les blocages que notre pays connaît ont déjà eu des conséquences extrêmement négatives pour le commerce, relève la Fédération du commerce et de la distribution FCD. Magasins bloqués ou fermés, baisse de la fréquentation par les clients qui ne peuvent plus circuler, livraisons impossibles du fait du blocage des entrepôts, rupture sur de nombreux produits, blocage des pompes à essence…» La FCD avance lire ci-dessous «un recul massif des ventes» et des pertes de chiffre d'affaires conséquentes à déjà plus d'un milliard d'euros, selon le délégué général de la FCD, pour les trois premiers week-end de blocage -35 %, - 20 %, entre – 20 et – 25 % et nourrit les plus vives inquiétudes pour le week-end à venir : «Un nouveau week-end de blocage serait dramatique pour le commerce», lance la FCD. Des problèmes de transport, de circulation… et de carburants Le problème de l'engourdissement économique ne vient pas simplement de l'absence de clients. Encore faut-il que les industries et les commerces soient alimentés en matière première pour les premiers et en marchandises pour les seconds afin d'irriguer l'activité. La stratégie de blocage des entrepôts et marchés de gros se révèle ainsi très pénalisante pour les commerces de détail. Celle qui consiste à bloquer les dépôts pétroliers de carburants et les stations d'essence, comme ces derniers jours en Bretagne, est particulièrement redoutée par les professionnels mais également par les pouvoirs publics avec le climat de psychose qu'elle peut engendrer. La période cruciale des achats de Noël Si le chiffre d'affaires du commerce de détail en France est de «8 à 9 milliards d'euros» sur une semaine ordinaire, avant les fêtes il est plutôt de l'ordre de «15 milliards, explique encore la FCD. Les conséquences en sont particulièrement lourdes pour nos clients qui ne peuvent plus faire leurs achats à la veille des fêtes». Cela tombe d'autant plus mal que, selon une enquête Franfinance et CSA, 25 % des Français comptaient faire leurs achats début décembre… afin d'éviter les écueils de dernière minute. En outre, 81 % des Français pensaient acheter leur cadeau dans un magasin «physique». Du coup, les commerçants en chair et en os et en pouvoir d'achat craignent que les blocages renforcent les rangs des 66 % des Français qui ont aussi prévu de faire des achats de Noël sur internet. Après les fermetures partielles de l'emblématique Marché de Noël place du Capitole à Toulouse, un entrepreneur d'Astaffort Lot-et-Garonne en colère résume ce sentiment : «Comme tous les samedis, les petits commerçants et les petites boîtes trinquent. Pourquoi devrais-je morfler ? J'ai payé, assez cher, pour avoir le droit de vendre le fruit de mon travail sur ce marché de Noël … Continuez, surtout continuez, Amazon vous remercie…» Des produits frais en première ligne Si un certain nombre d'achats ou d'activités peuvent être reportés, nombre d'achats alimentaires non effectués ne seront pas rattrapés, soulignent les commerçants. Ainsi, les produits frais et les denrées rapidement périssables doivent être jetés faute d'avoir pu être mis à temps sur les étalages. Toutes les zones urbaines, périurbaines, rurales sont concernées : «Le rayon boucherie et le rayon poissonnerie ont dû être fermés. On a fait moins 72 % le dernier samedi, notre plus gros jour d'affluence. On arrête les dégâts», déclare ainsi le responsable d'un hypermarché de la zone de l'Hippodrome à Auch. Des mesures de chômage technique ont été prises. Un cas qui n'est pas isolé en Occitanie lire nos différentes éditions départementales. Les barrages filtrants des ronds-points d'accès, aussi bienveillants et conviviaux qu'ils soient, «bouchonnent» vite. Seuls les petits commerces des villes non perturbées par les manifs s'en sortent mieux. Tourisme, sport, événements… Les Champs-Elysées fracassés, les Champs-Elysées chavirés : «Un nouveau week-end de ce type est inenvisageable», clament les professionnels du tourisme au lendemain des dégradations. Partout où ça bloque, le tourisme, les activités culturelles et de loisirs, les rencontres sportives sont affectées par le mouvement. Les organisateurs craignent que les acteurs et les spectateurs ne soient pas au rendez-vous; tandisque les pouvoirs publics n'ont plus les effectifs disponibles pour assurer la sécurité des événements. Alors, les organisateurs reportent ou les préfets interdisent. Le maire de Saint-Etienne a ainsi proposé hier à son homologue lyonnais d'annuler la Fête des Lumières qui sera néanmoins maintenue après avis favorable de l'état et la préfecture. Plusieurs matchs de Ligue 1 y compris Toulouse-Lyon sont enfin reportés par décision préfectorale. Et quid des nombreuses manifestations liées au Téléthon ? En revanche, si nombre de stations de skis sont fermées, ce n'est pas à cause des «gilets jaunes» qui bloquent mais du «manteau blanc» qui fait défaut.

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