Sunday, December 9, 2018

EN DIRECT Gilets jaunes : près de 2 000 interpellations en France samedi 

15 h 34 : le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin a reportĂ© ce dimanche la tenue du conseil municipal qui devait se tenir lundi dans un climat tendu un mois après l’effondrement d’immeubles, invoquant des « dĂ©bordements » lors des manifestations dans l’ensemble du pays. Le point Ă  la mi-journĂ©e - "L'acte IV" des gilets jaunes a vu les violences se rĂ©duire Ă  Paris mais essaimĂ© en rĂ©gions. Au total, près de 2000 personnes ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es en France, dont plus de 1700 placĂ©es en garde Ă  vue. Quelque 135 personnes ont Ă©tĂ© blessĂ©es, parfois très grièvement. - Quelque 136000 personnes se sont mobilisĂ©es dans toute la France. - Silencieux depuis plusieurs jour, Emmanuel Macron doit s'exprimer "en dĂ©but de semaine", pour faire des annonces concrètes. Face Ă  des Ă©lus locaux des Yvelines, il a reconnu "des conneries", en Ă©voquant la baisse des APL ou la limitation Ă  80 kmh. - Les premiers appels Ă  un "acte V" ont surgi sur les rĂ©seaux sociaux, alors que les fĂŞtes de NoĂ«l approchent et que l'Ă©conomie française est durement touchĂ©e. Le ministre de l'Économie estime qu'il s'agit d'une "catastrophe". - Le mouvement fait des Ă©mules Ă  l'international: Belgique, Pays-Bas et Bulgarie. ont vu des gilets jaunes manifester samedi. 14h42 : Le bilan du ministère est cette fois dĂ©finitif : les forces de l'ordre ont procĂ©dĂ© Ă  près de 2 000 interpellations Ă  travers la France lors de "l'acte IV" des gilets jaunes, samedi.  Parmi elles, plus de 1700 ont Ă©tĂ© placĂ©es en garde Ă  vue. 14h32 : Le procureur de la RĂ©publique de Paris, RĂ©my Heitz, tiendra une confĂ©rence de presse ce dimanche Ă  18 heures. Il devrait notamment faire un point sur les suites pĂ©nales donnĂ©es après les 1082 interpellations d'hier dans la capitale. 14h28 : En ce dimanche 9 dĂ©cembre, les blocages et les filtrages des gilets jaunes se poursuivent Ă  travers le pays, au lendemain d'une journĂ©e marquĂ©e par de nombreuses violences. Ă€ Perpignan, le pĂ©age de l'A9 qui mène vers l'Espagne est ouvert: il est possible de passer la frontière gratuitement et sans s'arrĂŞter. En Bourgogne, l'A6, fermĂ©e Ă  Villefranche-sur-SaĂ´ne tout le samedi, a rouvert dans les deux sens ce dimanche. Mais d'autres actions sont en cours, comme Ă  Marseille, en Lorraine, en Auvergne-RhĂ´ne-Alpes, Ă  Nantes, Ă  Bordeaux, Ă  Lille ou encore en Bretagne. 14h16 : Le ministère de l'IntĂ©rieur fait dĂ©sormais Ă©tat de "près de 2000 interpellations en France samedi". 13h09 : "Il n'y a eu aucune interpellation prĂ©ventive." La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, assure qu’il n’y avait pas eu d’"interpellations prĂ©ventives" la veille, quand  1723 personnes ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es en France - dont 1082 Ă  Paris. "Le terme 'interpellations prĂ©ventives' n’est pas justifiĂ©. ... En revanche, les interpellations qui ont eu lieu hier, et qui ont donnĂ© lieu Ă  des placements en garde Ă  vue, rĂ©sultent d’infractions", a expliquĂ© Mme Belloubet sur Franceinfo et France Inter. La Garde des Sceaux a affirmĂ© que ces "infractions" avaient Ă©tĂ© "constatĂ©es" au moment de contrĂ´les d’identitĂ© ou Ă  l’issue d’enquĂŞtes lancĂ©es prĂ©alablement. Sur 974 placements en garde Ă  vue Ă  Paris samedi, 396 ont Ă©tĂ© levĂ©es dimanche matin - dont 108 après un dĂ©fèrement au parquet. 294 procĂ©dures ont Ă©tĂ© classĂ©es sans suite. Les autres restaient en garde Ă  vue. 12h47 : Paris demande Ă  Trump de ne pas se mĂŞler de politique intĂ©rieure. Le ministre des Affaires Ă©trangères Jean-Yves Le Drian a ainsi fermement rĂ©pondu Ă  plusieurs messages du prĂ©sident amĂ©ricain, mĂŞlant fausses informations, accord de Paris et manifestations des gilets jaunes. Le dernier en date a Ă©tĂ© publiĂ© samedi 8 dĂ©cembre. 12h14 : Le ministre des Affaires Ă©trangères Jean-Yves Le Drian se dit "inquiet" pour la dĂ©mocratie et les institutions. Il rĂ©clame "un nouveau contrat social": "Le prĂ©sident de la RĂ©publique doit fixer maintenant le grand cap de ce mouvement pour aller vers le nouveau contrat social indispensable", a-t-il dĂ©clarĂ© au Grand Jury RTLLe FigaroLCI. 11h55 : Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire estime que les "troubles causĂ©s par les gilets jaunes sont une catastrophe pour notre Ă©conomie". Il a Ă©numĂ©rĂ© "une crise sociale, une crise dĂ©mocratique, une crise de la nation.  L'Ă©conomie durement touchĂ©e "C’est une catastrophe pour le commerce, c’est une catastrophe pour notre Ă©conomie", a dĂ©clarĂ© le ministre de l'Économie, lors d’une visite aux commerçants Ă  Paris au lendemain de nouvelles violences lors de la quatrième journĂ©e de mobilisation. "C’est une pĂ©riode oĂą normalement le commerce tourne bien, c’est la veille des fĂŞtes de NoĂ«l". Le ministre a promis "des rĂ©ponses très concrètes, très directes" aux commerçants frappĂ©s. Selon Le Figaro article payant, l'impact global sur l'Ă©conomie française s'Ă©lève Ă  10 milliards d'euros. Le commerce devrait voir ses pertes s'Ă©lever Ă  400 millions d'euros, dont 200 non reportables. 11h18 : Le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin a reportĂ© dimanche la tenue du conseil municipal en, raison des "dĂ©bordements" lors des manifestations dans l’ensemble du pays. Marseille a connu Ă  cette occasion de nombreux heurts. "Compte tenu des dĂ©bordements qu’ont connus les manifestations de ces derniers jours et hier encore Ă  Paris comme dans l’ensemble du pays, j’ai informĂ© M. le prĂ©fet de rĂ©gion, Pierre Dartout, de ma dĂ©cision de renvoyer le conseil municipal prĂ©vu ce lundi 10 dĂ©cembre". Ce conseil municipal, doit se tenir dans un climat tendu: c'est le premier un mois après l’effondrement d’immeubles, qui a causĂ© la mort de plusieurs personnes. 11h11 : SĂ©golène Royal rĂ©clame "le rĂ©tablissement de l'impĂ´t sur la fortune" - limitĂ© depuis cette annĂ©e au patrimoine immobilier - et une forte hausse du smic. L'ancienne candidate Ă  la prĂ©sidentielle de 2007 et ex-ministre dĂ©nonce "une accumulation de dĂ©cisions mal prĂ©parĂ©es" de la part du gouvernement. 11h05 : "Il faut que le chef de l'État annonce des mesures fortes", estime Alain JuppĂ©. Le maire de Bordeaux, ancien Premier ministre de Jacques Chirac et candidat malheureux Ă  la primaire de la droite, en 2016, a ajoutĂ©: "Cela doit cesser. Il faut que le chef de l'État parle, et parle vite, dans un langage comprĂ©hensible de toutes les Françaises et tous les Français". Bordeaux, comme Paris et de nombreuses grandes villes, a subi samedi d'importantes dĂ©gradations lors de la manifestation des gilets jaunes. Mais M. JuppĂ© s'en est aussi pris Ă  eux, directement: il faut qu'ils "changent de mĂ©thode", a-t-il estimĂ©. 10h39 : Des Ă©lus qui ont rencontrĂ© Emmanuel Macron vendredi tĂ©moignent sur Europe 1: selon eux, le prĂ©sident a reconnu "des conneries". "On a sorti la machine Ă  baffes pendant trois heures", a dĂ©clarĂ© Arnaud PĂ©ricard, samedi soir.  Macron face aux Ă©lus locaux Le prĂ©sident de la RĂ©publique a reçu une quinzaine d'Ă©lus locaux, vendredi Ă  l'ÉlysĂ©e. Karl Olive, maire de Poissy, et Arnaud PĂ©ricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, ont racontĂ© cet entretien sans filtre, sur Europe 1. "Le prĂ©sident a rĂ©pondu de manière cash. Il a dit que les 80 kmh Ă©tait une 'connerie'. On a beaucoup parlĂ© de la baisse des APL, et il a aussi dit que c'Ă©tait une 'connerie'", a racontĂ© Arnaud PĂ©ricard. On lui a dit : 'Monsieur le prĂ©sident, votre mĂ©thode est catastrophique'", a assurĂ© Karl Olive, qui a Ă©tĂ© Ă  l'initiative de cette rencontre avec le prĂ©sident. La rencontre aurait fait des jaloux du cĂ´tĂ© de certains dĂ©putĂ©s LREM: en privĂ© ou sur les rĂ©seaux sociaux, ces derniers estiment qu'ils font remonter Ă  Emmanuel Macron le mĂŞme type de remarques depuis des mois, en vain. Le prĂ©sident a donc dĂ©cidĂ© de les rencontrer mardi 11 dĂ©cembre, selon Europe 1. Reste Ă  savoir si ce sera avant ou après la prise de parole d'Emmanuel Macron, prĂ©vue "en dĂ©but de semaine", comme l'a confirmĂ© Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, ce dimanche. 10h30 : Une jeune femme de 20 ans a perdu un Ĺ“il samedi, sur les Champs-ÉlysĂ©es. Selon LibĂ©ration, qui a pu interroger l'auteur de la vidĂ©o et l'homme qui a secouru la jeune femme, elle a reçu un projectile - balle en caoutchouc ou Ă©clat de grenade dans l'Ĺ“il. Après avoir saignĂ© abondamment sur place, elle a Ă©tĂ© hospitalisĂ©e, mais a perdu dĂ©finitivement l'usage de son Ĺ“il gauche. Elle souffre aussi de diverses fractures et d'hĂ©morragies cĂ©rĂ©brales. 10h20 : Un autre dĂ©putĂ© LREM a Ă©tĂ©  visĂ© par des violences dans le dĂ©partement de l'Aisne: Marc Delatte a vu sa permanence parlementaire de Chauny dĂ©gradĂ©e et recouverte d'un tag Ă  la peinture blanche indiquant "dĂ©mission". 10h16 : Ă€ Paris, 396 gardes Ă  vue ont Ă©tĂ© levĂ©es ce dimanche matin. Quelque 500 personnes arrĂŞtĂ©es Ă  Paris la veille restent donc en garde Ă  vue, sur "un peu plus de 900 personnes" placĂ©es en garde Ă  vue samedi. Sur les 396 gardes Ă  vue levĂ©es, "284 procĂ©dures ont Ă©tĂ© classĂ©es sans suite", et "108 individus mis en cause ont Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ©s au parquet de Paris". Dans les autres cas, soit le parquet s'est dessaisi, soit la garde Ă  vue a Ă©tĂ© levĂ©e pour raison mĂ©dicale. 10h10 : "Le niveau de violence Ă©tait moindre hier Ă  Paris", assure Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, sur BFM-TV, au lendemain de "l'acte IV" des gilets jaunes, marquĂ© par de nombreuses violences en rĂ©gions et Ă  Paris. Moins de violence? Un constat avec lequel Anne Hidalgo, maire de Paris, n'est pas d'accord: entre la vie Ă©conomique et culturelle Ă  l'arrĂŞt et l'image de la capitale Ă  restaurer, elle estime que l'acte IV a fait plus de dĂ©gâts que les prĂ©cĂ©dents samedis. Un point confirmĂ© par son premier adjoint ce dimanche sur France Inter: selon Emmanuel GrĂ©goire, "le secteur concernĂ© par les incidents Ă©tait beaucoup plus important .... En ayant moins de barricades, il y a eu beaucoup plus de dispersion, donc beaucoup plus de lieux impactĂ©s par des violences", a-t-il expliquĂ©. 10 heures : Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux plaide ce dimanche pour bâtir des solutions "presque sur mesure" dans la crise des gilets jaunes. "Les solutions que l’on doit trouver doivent tenir compte de la rĂ©alitĂ© de chaque individu. C’est presque du sur-mesure. Les colères qui s’expriment sont parfois de nature très diffĂ©rente d’un territoire Ă  l’autre", a mis en avant M. Griveaux, sur Europe 1. "Ce sont ces colères qu’il faut comprendre. Et c’est dur de les comprendre depuis un bureau parisien", a encore soulignĂ© le porte-parole du gouvernement, qui juge que le gouvernement a "sous-estimĂ© le besoin de nos concitoyens Ă  prendre la parole". 9h16 : Au total, 1082 personnes ont Ă©tĂ© interpellĂ©es samedi rien qu'Ă  Paris, selon le ministère de l'IntĂ©rieur. 9h14 : La voiture d'une dĂ©putĂ©e LREM de Dordogne, Jacqueline Dubois, a Ă©tĂ© incendiĂ©e devant son domicile samedi soir, aux alentours de 23 heures. Une enquĂŞte a Ă©tĂ© ouverte, alors que de nombreux dĂ©putĂ©s LREM subissent des menaces de mort ou de violences dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Le prĂ©sident du groupe LREM Ă  l'AssemblĂ©e, Gilles Le Gendre, a condamnĂ© cette nouvelle attaque: Vendredi, un autre dĂ©putĂ© LREM avait publiĂ© la balle reçue par courrier, avec le message "la prochaine fois, c'est entre les deux yeux". 9h12 : Le prĂ©sident de la RĂ©publique s'exprimera sans doute lundi soir, selon plusieurs Ă©lus qui l'ont rencontrĂ© vendredi. Il devrait annoncer de nouvelles mesures, après avoir longuement consultĂ©, en coulisses, l'opposition et des reprĂ©sentants des gilets jaunes. 9 heures : "L'acte V est dans les mains du prĂ©sident de la RĂ©publique", assure Benjamin Cauchy, membre du collectif des "gilets jaunes libres", reçu par le Premier ministre vendredi. Il a dĂ©clarĂ© ce dimanche sur France Info qu'il attend "de la considĂ©ration, qu'il nous dise qu'ils nous a compris et entendu, qu'il arrĂŞte son mĂ©pris. Et la mesure que nous attendons, c'est une mesure forte pour le pouvoir d'achat. Nous attendons des actions fortes sur les retraites, sur les salaires, sur les pensions d'invaliditĂ© et handicapĂ©s, et de façon pĂ©renne", a dĂ©taillĂ© M. Cauchy. Emmanuel Macron devrait s'exprimer lundi soir, selon son entourage. 8h52 : Un nouveau bilan fait Ă©tat de 135 blessĂ©s en France, dont une vingtaine dans les rangs des forces de l'ordre. 8h45 : La secrĂ©taire d'État Ă  l'Économie Agnès Pannier a jugĂ© sur CNews ce dimanche matin les violences et dĂ©gradations "inacceptables" et saluĂ© le travail des forces de l'ordre. 8h40 : Selon les chiffres actualisĂ©s du ministère de l'IntĂ©rieur, il y a eu 1723 interpellations en France tout au long de la journĂ©e de samedi, dont 1220 ont dĂ©bouchĂ© sur une mesure de garde Ă  vue.  C'est beaucoup plus que les chiffres donnĂ©s samedi soir 1385 interpellations, 974 gardes Ă  vue. 8h30 : On recense quelque 118 blessĂ©s sur toute la France, parmi lesquels des cas graves: samedi Ă  Bordeaux, un homme a eu la main arrachĂ© par une grenade de type GLI-F4. La GLI-F4, une grenade controversĂ©e La France est le seul pays europĂ©en Ă  faire usage de ce type de grenade en opĂ©ration de maintien de l'ordre. Elle a trois effets: assourdissant, avec 165 dB Ă  5 mètres et 160 dB Ă  10 mètres; lacrymogènes gaz CS et explosif: elle contient 25 grammes de TNT. C'est cet aspect qui est le plus polĂ©mique, Ă©tant Ă  l'origine de nombreuses blessures graves une dizaine de cas de mains ou pieds arrachĂ©s ces dernières annĂ©es, aussi bien chez des manifestants que chez les forces de l'ordre. Mais son aspect assourdissant est aussi en cause: plusieurs personnes ont totalement perdu l'audition après la violente dĂ©tonation. Toujours autorisĂ©e - et assumĂ©e par le prĂ©fet de police de Paris - cette grenade n'est plus fabriquĂ©e: l'État termine ses stocks, mais ne devrait plus l'utiliser ensuite. C'Ă©tait Ă©galement une grenade explosive qui avait tuĂ© RĂ©mi Fraisse Ă  Sivens en 2014, mais d'un autre type OF-F1, interdit depuis. 8h10 : Le bilan est lourd au niveau national: plus de 1300 interpellations, dont plus de la moitiĂ© Ă  Paris, et près de mille gardes Ă  vue. Stable dans la capitale, la mobilisation faiblit lĂ©gèrement au niveau national mais reste forte.  Des heurts ont Ă©clatĂ© dans de nombreuses mĂ©tropoles françaises, alors que le 1er dĂ©cembre les violences Ă©taient, pour l'essentiel, restĂ©es localisĂ©es Ă  la capitale. 7h20 : Le mouvement s'internationalise: dans la partie francophone de la Belgique, de nombreuses manifestations de gilets jaunes ont eu lieu avec des violences, comme en France. Sans heurts, en revanche, la mobilisation des gilets jaunes a aussi essaimĂ© aux Pays-Bas, avec une manifestation Ă  Amsterdam. 7h09 : Le ministre de l'IntĂ©rieur a chaleureusement remerciĂ© les forces de l'ordre:  125000 policiers, gendarmes et pompiers Ă©taient mobilisĂ©s sur tout le pays, soit près d'un membre des forces de sĂ©curitĂ© par manifestant. 7h05 : Selon un bilan national provisoire de la direction gĂ©nĂ©rale de la santĂ©, "179 personnes blessĂ©es ont Ă©tĂ© prises en charge sur tout le territoire par les Ă©quipes mĂ©dicales des hĂ´pitaux". 7 heures : Anne Hidalgo, la maire PS de la capitale, a dĂ©plorĂ© «des scènes de chaos» et des «dĂ©gâts incommensurables» pour l’Ă©conomie et l’image de la ville, Ă  l’issue de la cette nouvelle mobilisation du mouvement hĂ©tĂ©roclite qui entend protester contre les taxes et la baisse du pouvoir d’achat. 6h50 : Si par rapport Ă  la semaine prĂ©cĂ©dente les manifestations ont donnĂ© lieu Ă  moins de dĂ©gâts dans la capitale, ils ont Ă©tĂ© plus nombreux en rĂ©gions: Bordeaux, Saint-Étienne, Grenoble, Lyon ou encore Nantes ont connu des scènes de violence. Le week-end dernier, les images de quartiers huppĂ©s de Paris en proie pendant des heures Ă  la guĂ©rilla urbaine, avaient stupĂ©fiĂ© en France comme Ă  l’Ă©tranger et poussĂ© les autoritĂ©s Ă  revoir leur stratĂ©gie de maintien de l’ordre. 6h45 : La rĂ©ponse politique se fait attendre au lendemain de l'acte IV des gilets jaunes. Emmanuel Macron devrait s'exprimer Ă  la tĂ©lĂ©vision lundi soir. Seule "apparition" d'Emmanuel Macron: un message sur Twitter, Ă  l'intention des forces de l'ordre, samedi soir. Les concessions du gouvernement, notamment l’annulation de l’augmentation de la taxe sur les carburants, semblent n’avoir eu aucun effet, si ce n’est d’avoir fragilisĂ© le Premier ministre Edouard Philippe qui dĂ©fendait une simple suspension avant d’ĂŞtre brutalement dĂ©savouĂ© par l’ÉlysĂ©e. L’exĂ©cutif craint aussi une extension de la contestation Ă  d’autres secteurs, notamment chez les agriculteurs et dans l’Ă©ducation. Ce qui s'est passĂ© samedi - Selon les chiffres du ministère de l'IntĂ©rieur : 125 000 gilets jaunes ont manifestĂ© en France dont 10 000 Ă  Paris samedi, il y a eu 1385 interpellations et 974 gardes Ă  vue. On a comptĂ© plus de 110 blessĂ©s. - La mobilisation des gilets jaunes s'est dĂ©roulĂ©e dans le calme... jusqu'Ă  la mi-journĂ©e oĂą de violents heurts ont Ă©clatĂ©. Plusieurs magasins ont Ă©tĂ© pillĂ©s, saccagĂ©s, et des voitures incendiĂ©es. - Paris et de nombreuses villes de province, notamment Bordeaux, Toulouse ou Saint-Etienne ont Ă©tĂ© violentĂ©es. - Paris ville "morte" : la tour Eiffel, le Louvre ont gardĂ© portes closes, tout comme de nombreux commerces et restaurants et 36 stations de mĂ©tro.

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